Tout a changé très rapidement après que Trump a concocté une nouvelle histoire au sujet de l’Iran et des négociations, à laquelle les marchés ont de nouveau cru.
La décision prise hier par le président Trump de reporter de cinq jours les frappes sur les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes, tout en déclarant que des « négociations productives » étaient en cours entre les États-Unis et l’Iran, a provoqué une vive agitation sur les marchés financiers mondiaux. Cette nouvelle a entraîné une forte baisse du dollar américain. Les investisseurs, qui avaient auparavant couvert leurs risques dans la perspective d’une escalade du conflit, se sont empressés de vendre le dollar et de réorienter leurs capitaux vers des actifs plus risqués mais potentiellement plus rentables.
L’annonce de négociations fructueuses est devenue un catalyseur inattendu d’un changement du sentiment de marché. Le ton adopté par le président Trump laissait penser à un passage d’une rhétorique de confrontation à une solution diplomatique, même si les autorités iraniennes affirmaient qu’aucune négociation n’était en cours. Il semble évident que l’objectif était de faire baisser les prix de l’énergie, ce qui, il faut le noter, a fonctionné, même si ce n’était que temporaire.
Le calendrier économique d’aujourd’hui pour la zone euro et le Royaume‑Uni est particulièrement chargé et offre aux traders des points de référence importants pour évaluer l’état des principales économies du continent européen. La première moitié de la journée sera marquée par la publication des principaux indices d’activité des entreprises (PMI) pour les secteurs manufacturier et des services, ainsi que de leur indice composite. Ces indicateurs servent de baromètre au climat des affaires, en reflétant les niveaux de production, les nouvelles commandes, l’emploi et les pressions sur les prix. Les données de production devraient montrer une nette baisse sur fond de guerre au Moyen‑Orient. L’indice PMI composite donnera l’image la plus complète de la trajectoire actuelle de l’ensemble de l’économie européenne.
L’attention se portera également sur le discours du président de la Bundesbank, Joachim Nagel. Compte tenu de l’incertitude inflationniste persistante et des défis complexes auxquels l’économie européenne est confrontée, toute déclaration du chef de l’une des banques centrales les plus influentes de la zone euro sera examinée en détail à la recherche de nouveaux signaux concernant la politique monétaire. Les investisseurs scruteront les indices relatifs aux futures décisions de la BCE en matière de taux d’intérêt, ainsi qu’aux perspectives de croissance économique et aux risques liés aux tensions géopolitiques et à la sécurité énergétique.
Au Royaume‑Uni, des indices PMI similaires sont attendus, de sorte qu’une réaction significative de la livre est anticipée.
Si les données sont conformes aux attentes des économistes, il est préférable d’agir en se fondant sur la stratégie de Mean Reversion. Si les données dépassent largement ou sont nettement inférieures aux prévisions des économistes, il est préférable d’utiliser la stratégie de Momentum.



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